D’une durée minimale de quatre-vingt-dix jours, le résident bénéficiera d’un plan d’intervention individualisé ainsi que d’une rencontre individuelle à chaque semaine. Il s’activera à l’intérieur de quatre-vingt-seize ateliers basés sur le programme de relèvement des Alcooliques Anonymes soit celui des « Douze Étapes » et ce, tout en participant aux réunions fermées des différentes fraternités sur place. À l’aide d’un guide thérapeutique, les « Douze Étapes » se font le cadre de référence des ateliers pour chacune des semaines facilitant ainsi la compréhension. De plus, suite au traitement reçu, celui-ci pourra profiter d’un suivi mensuel externe d’une durée de neuf mois afin de favoriser le maintien des acquis.

Étapes 1,2 et 3 : La personne dépendante accepte qu’elle n’exerce aucun contrôle sur la maladie et que le rétablissement implique qu’elle fasse confiance à l’aide extérieure.
Étapes 4,5,6 et 7 : Un inventaire des conséquences de la dépendance est établi et ce, pour accroître la prise de conscience à l’égard du problème et face à la volonté de changer.
Étapes 8 et 9 : Les changements sont mis en pratiques.
Étapes10,11
et 12 :
Les changements permettront d’intégrer de nouvelles attitudes dans le cadre de vie et de conserver le rétablissement acquis.
Cas d’extension : Du fait qu’il est conseillé de ne pas prendre le programme de relèvement à la légère afin d’endosser celui-ci comme mode de vie, une prolongation thérapeutique est possible jusqu’à cent-quatre-vingts jours. Et ce, pour ceux qui décideraient de vouloir obtenir le maximum de leur traitement tel que suggéré par ladite approche.

C’est à l’aide de l’approche cognitivo-comportementale qu’il nous est possible d’écouter les signes, de prendre des notes claires et précises afin de permettre au bénéficiaire de découvrir son jeu relationnel. Le ou la thérapeute relève les situations à risque offrant un suivi, des évaluations et de la rétroaction. Cette approche, permet la transformation des pensées afin d’amener l’individu dans une présence à lui-même, c’est-à-dire d’avoir une perception réaliste de sa personne amenuisant ainsi les attitudes compulsives.