Mise en contexte


« […] Dans l’Europe du Moyen-Âge (du Ve au XVIe siècle), on croyait que la maladie mentale avait des causes surnaturelles et on l’associait à la possession diabolique ou divine. Les personnes touchées étaient torturées, condamnées au bûcher, pendues ou décapitées afin de libérer l’âme de la possession diabolique.

Au XVIIe et au début du XVIIIe siècles, le point de vue dominant était que la maladie mentale constituait une déficience physique que l’on s’infligeait soi-même par excès de passion. Ce point de vue n’encourageait pas la compassion ni la tolérance; il servait plutôt à justifier des conditions de vie misérables et le recours à des entraves physiques dans des lieux de confinement. Certaines personnes étaient enchaînées aux murs et parfois même mises en cage. […]

1960 : se caractérise par un changement d’attitude face à l’alcoolisme et, dans une moindre mesure, à l’égard des problèmes liés aux autres drogues. L’un des facteurs déterminants de cette transformation est la place grandissante que se taille le mouvement des Alcooliques Anonymes (AA). Les AA répandent l’idée que l’alcoolisme, quoique incurable, peut être contré, à condition que le sevrage s’accompagne d’un traitement et que l’alcoolique suive un programme de guérison en 12 étapes. Avec l’aide de figures de proue de la collectivité, les membres des AA, à force de pressions, réussissent à obtenir du secteur public qu’il finance les programmes de traitement et de sensibilisation. Ils appuient leurs démarches sur l’opinion que l’alcoolisme n’est pas un symptôme ou une séquelle de faiblesse morale, mais plutôt une « maladie » qu’on peut prévenir et traiter. […]

1960 : la consommation de drogues augmente fortement et se caractérise par l’expansion rapide des services liés à la toxicomanie.

1970 à 1976 : La croissance la plus rapide a été enregistrée. Sur les quelque 340 organismes spécialisés actifs en 1976, les deux tiers avaient vu le jour après 1970; […]

1990 : Adoption d’un modèle de santé de la population par tous les gouvernements provinciaux et territoriaux. Le modèle global de la santé de la population insiste sur un ensemble complexes de déterminants de la santé – des facteurs sociaux, économiques, culturels et environnementaux, y compris des choix comportementaux – qui influent sur l’état psychologique et sur l’état biologique. […] »

(Santé mentale, maladie mentale et toxicomanie. Aperçu des politiques et des programmes au Canada, Rapport 1, [En ligne]. https://sencanada.ca/content/sen/committee/381/soci/rep/report1/repintnov04vol1part3-f.htm )

1990 : Recommandation du Rapport Bertrand destinée aux ressources communautaires ou privées offrant de l’hébergement en dépendance. « Dépôt du rapport du Groupe de travail sur la lutte contre la drogue, mieux connu sous le nom «Rapport Bertrand», la recommandation # 27 était formulée à l’effet qu’un contrôle de la qualité des services devait se faire à partir de normes et de critères portant notamment sur les installations, les programmes et le personnel tout en garantissant une certaine uniformité dans la qualité et une diminution des risques d’exploitation d’une clientèle jugée vulnérable. » (Bulletin des programmes de toxicomanie de l’U. de S. L’écho-Toxico, vol. 14, no 2, septembre 2004, p.6)

2001 : Naissance d’un cadre normatif volontaire pour les ressources communautaires ou privées offrant de l’hébergement en dépendance.

2011 : Nouvelle règlementation émise en juillet 2010 rendant obligatoire le processus de certification sur la Règlementation des ressources communautaires ou privées offrant de l’hébergement en dépendance pour le mois de juillet 2011.

Historique


1998 : Établi à St-Hubert et fondé en 1998, le Pavillon L’Essence Ciel est un organisme sans but lucratif (O.N.B.L.) certifié par le Ministère de la Santé et des Services sociaux, depuis le 6 novembre 2002.

2007 : Décès de monsieur Yves Létourneau, directeur fondateur.

2009 : L’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie (intitulé le CISSS Montérégie-Centre) soutient l’organisation à l’aide de messieurs Marcel Gélinas et Brian Peddar, organisateurs communautaires.

2010 : Embauche d’une nouvelle administration; bonification du programme thérapeutique; reprise du partenariat avec le Ministère de la Sécurité publique.

2011-2012 : Actualisation du libellé de mission; enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance auprès de l’Agence du revenu du Canada; création et mise en place d’une planification stratégique; inscription au Programme de traitement de la toxicomanie de la Cour du Québec.

2013 : Suite à la légalisation de la Règlementation des ressources communautaires ou privées offrant de l’hébergement en dépendance, le Conseil québécois d’agrément reconnaît le Pavillon L’Essence Ciel pour la qualité de ses services.

2014 : Déménagement du centre de traitement dans un immeuble pouvant offrir de l’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Par ses chambres individuelles et l’intimité des lieux, l’organisme offre une qualité résidentielle.

2015 : Dans le cadre du Programme de traitement de la toxicomanie de la Cour du Québec, l’honorable Claude C. Boulanger, juge en chef adjoint à la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec sollicite notre participation pour présenter notre organisation auprès de la France. C’est avec joie que nous recevons une délégation de la ville de Bobigny. Enchantés de part et d’autre, nous avons le plaisir par la suite de recevoir, monsieur Courtelon chercheur en addiction en France. Les discussions rejoignent notre structure organisationnelle et remettons une volumineuse documentation à cet effet.

2016 : Contribution au comité concernant la parution du « Guide des compétences requises par les intervenants œuvrant dans des ressources privées ou communautaires offrant de l’hébergement en dépendance » émis par l’Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ).

2016 : Nous recevons une deuxième délégation française au printemps pour le tribunal de grande instance de Bobigny et de Lyon qui élabore la mise en place d’un programme de tribunaux de la toxicomanie.

2016 : Nous sommes interpellés par l’honorable Juge Claude C. Boulanger, Juge en chef adjoint, à la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec et accueillons dans nos locaux le 2 décembre 2016, une troisième délégation française de 16 personnes.

2017 : Suite aux visites des délégations françaises, c’est dans un esprit d’entraide que nous répondons à la requête de l’honorable Juge Claude C. Boulanger, Juge en chef adjoint, à la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec et soumettons nos rapports biopsychosociaux de fin thérapie afin de bonifier le processus de réflexion des acteurs à la mise en place du programme de tribunaux de la toxicomanie en France.

Vision


Conscient de la diversité des problèmes rencontrés avec le phénomène de la dépendance, le personnel du Pavillon L’Essence Ciel s’est doté d’une solide formation académique, diversifiée et reconnue en relation d’aide ainsi qu’en intervention. Soutenu par ses valeurs et sa culture, le centre évolue vers un fonctionnement triangulaire où les partenaires, le conseil d’administration et les travailleurs sont en étroite relation tout en collaborant à l’atteinte des objectifs. Le bénéficiaire au cœur de sa démarche, une vingtaine de personnes engagées dans cette mission perçoivent et conservent toujours une approche globale de la santé.